Ce que perd une maison par ses murs
Selon l'ADEME, dans une maison construite avant les premières règles thermiques et jamais isolée, les murs laissent partir de l'ordre de 20 à 25 % de la chaleur, autant ou presque que la toiture. Sur une image thermique, on voit aussi briller les jonctions entre les murs et les planchers : ce sont les ponts thermiques, que seule l'isolation par l'extérieur traite vraiment.

Les avantages
- Les ponts thermiques sont traités. L'isolant enveloppe la maison sans interruption, y compris au droit des planchers et des murs de refend.
- Aucune surface perdue. Les pièces gardent leurs dimensions, leurs prises, leurs radiateurs et leur décoration.
- Les murs gardent la chaleur à l'intérieur. La maçonnerie, désormais du côté chaud, stocke la chaleur l'hiver et la fraîcheur l'été : la température est plus stable.
- La façade est refaite. L'isolation par l'extérieur fait aussi office de ravalement, dans la teinte de votre choix.
- Vous restez chez vous pendant les travaux, qui se passent dehors.
- Le mur est protégé de la pluie et des écarts de température, qui le fissuraient.
Les limites
- Le coût, plus élevé qu'une isolation par l'intérieur au mètre carré, notamment à cause de l'échafaudage et de l'enduit. Voir le guide des prix.
- Une déclaration préalable en mairie, et parfois des contraintes de teinte ou l'avis de l'architecte des Bâtiments de France. Voir les démarches.
- L'épaisseur : 12 à 16 cm de plus sur chaque façade, ce qui demande parfois de prolonger les débords de toit, de changer les appuis de fenêtres, et pose question sur un trottoir étroit ou en limite de propriété.
- Les façades de caractère (pierre de taille, briques apparentes, décors) perdraient leur aspect : on les isole plutôt par l'intérieur.
Par l'extérieur ou par l'intérieur ?
| Par l'extérieur | Par l'intérieur | |
|---|---|---|
| Ponts thermiques | Traités | En grande partie conservés |
| Surface habitable | Inchangée | Réduite de 10 à 15 cm sur chaque mur isolé |
| Confort d'été | Meilleur, grâce aux murs côté intérieur | Moins bon |
| Pendant les travaux | On reste chez soi | Pièces à vider, à refaire |
| Façade | Refaite à neuf | Inchangée |
| Démarches | Déclaration préalable | Aucune en général |
| Coût au m² | Plus élevé | Plus faible |
Pour quelles maisons ?
L'isolation par l'extérieur convient particulièrement aux maisons individuelles construites entre 1948 et 1990, en parpaing ou en brique creuse, dont la façade est enduite et souvent à refaire. C'est le cas de la plupart des pavillons. Pour une maison ancienne en pierre, elle reste possible avec un système qui laisse respirer le mur. Pour une maison récente, déjà isolée par l'intérieur, l'artisan vous dira si elle vaut le coup.
À retenirSi votre façade est à refaire, isoler par l'extérieur en même temps coûte à peine plus qu'un simple ravalement suivi d'une isolation par l'intérieur, et donne un meilleur résultat.
Questions fréquentes
L'isolation par l'extérieur vaut-elle le coup ?
Pour une maison des années 1950 à 1990 jamais isolée, oui : c'est la solution qui traite le plus de pertes, y compris les ponts thermiques, et elle refait la façade. Elle est moins pertinente pour une maison récente déjà isolée ou une façade en pierre de caractère.
Quels sont les inconvénients de l'isolation par l'extérieur ?
Un coût plus élevé que par l'intérieur, une déclaration préalable en mairie, une épaisseur de 12 à 16 cm qui demande parfois d'adapter les débords de toit et les appuis, et un aspect de façade qui change.
Quelle part de la chaleur part par les murs ?
Environ 20 à 25 % dans une maison non isolée, selon les ordres de grandeur publiés par l'ADEME.


